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Biographie de Yitskhok Jacques Lerman

Yitskhok Jacques Lerman

 

Né à Paris, rue St-Maur (75011) en 1931.

Enfance dans une famille yiddishophone.

Père et mère originaires de Likow (en yiddish Likèvè), 130 km à l’est de Varsovie, 30 km au sud de Siedlce (Shèdlèts). Père, tailleur à domicile et mère couturière. Ils se réfugient en Auvergne avec Yitskhok Jacques (YJL), leur fils, dès 1940 (Fournol, près d’Issoire).

YJL termine ses études en Cours complémentaire en 1948. Il commence à travailler comme tailleur sur mesure à 17 ans. Une petite sœur naît en 1948.

Service militaire en 1951 comme sergent dans l’armée française (métropole).

 

YJL joue en amateur au Théâtre de la Mouffe (Lucien Maurice) avec ses anciens camarades, puis dans la troupe de Clichy-la-Garenne, dirigée par Bernard Goupil des Pallières (pdt du Groupement mondial des troupes francophones).

Concours Charles Dullin : leur troupe décroche le Grand Prix (1960 env.) pour une pièce nouvelle jamais jouée en France « Le Bonnet du Fou », où il joue un commissaire truculent. Compliments de Paul-Louis Mignon et Béatrice Dussane : « Vous avez donné une leçon de théâtre aux comédiens français. »

YJL joue dans une des toutes premières pièces du dramaturge Victor Haïm : « Chimère et le gros Homme ».

Il se marie en 1966 (à l’âge de 35 ans) avec une yiddishophone ; ils ont une fille en 1967.

Il devient voyageur de commerce pour la National Chemical Research (USA) et cesse de jouer pour être présent dans sa famille.

 

Au bout de 28 ans d’activité, YJL prend sa retraite en 1993. Il entre en contact avec l’ACODJ, troupe d’amateurs s’occupant du répertoire yiddish, dirigée par Gérard Frydman. Au départ de ce dernier, il travaille avec Henri Librach jusqu’en 1996 sur des pièces de H. Leyvik (« Le Maharam de Rottenburg » et « Dans les Prisons du Tsar »).

Il prend la direction de la troupe en 1999, qu’il nomme « Abi guèzynt » («Pourvu qu’on ait la santé »).

En 2002 YJL termine de monter la pièce : « Les Sages de khelm » (« Khèlèmèr Khakhoumim » de Moyshè Guershenzon).

Puis la troupe répète « La Légende du Shtettel », imaginée par YJL de façon autobiographique.

La troupe se produit à l’UJRE, 14 rue de Paradis, avec des sketches et des monologues. YJL demande à ses comédiens de s’aligner sur sa prononciation du yiddish polonais.

 

La troupe a diminué en nombre mais le groupe continue à se retrouver tous les 15 jours.

En 2011, YJL commence à mettre par écrit de nombreux proverbes, phrases idiomatiques, réparties enjouées ou furibardes, dialogues de frères ennemis… pour léguer cet héritage vivant aux générations à venir. Il traduit également en français des textes classiques de la poésie yiddish.